En bref

La conquête spatiale en France et en Europe

Les débuts du spatial en France

Avec la guerre froide et les premiers succès soviétiques de Spoutnik en 1957, la France du général de Gaulle rejoint les Etats-Unis et l’URSS dans le club des puissances spatiales
Tout commence vers la fin de la seconde guerre mondiale. A cette époque, la France, au même titre que les Alliés, porte un vif intérêt aux travaux de recherches spatiales dirigés par les scientifiques de l’Allemagne. Pour les opposants des forces de l’Axe (Allemagne, Italie et Japon), l’objectif est évident : collecter le plus d’informations techniques nécessaires au développement de fusées fonctionnelles. Cette réalisation touche à la fois le domaine des sciences et de l’armement.
La France se lance dans la conquête spatiale. Elle parvient notamment à mettre au point un dispositif qui aboutira quelques années plus tard à la fusée-sonde Véronique qui a envoyé le premier représentant français dans l’espace : le rat Hector, récupéré sain et sauf.

Fusée sonde Véronique sur sa table de lancement à Hammaguir en 1959. Crédits : CNES

Fusée sonde Véronique

Création officielle du CNES en 1961

La Guerre froide et l’envoi du satellite soviétique Spoutnik dans l’espace en 1957 font prévaloir la nécessité pour le pays, de rejoindre le rang des grandes puissances spatiales au même titre que les Etats-Unis et l’URSS. Impulsée par le général de Gaulle, la loi adoptée le 19 décembre 1961 fonde officiellement le Centre National d’Etudes Spatiales (CNES). Le 26 novembre 1965 est marqué par le tir de la fusée Diamant A, permettant l’envoi du premier satellite français : Astérix, placé en orbite, à 200 kilomètres au-dessus de la Terre. Le lancement, effectué depuis le Centre interarmées d’essais d’engins spéciaux (Ciees) d’Hammaguir, en Algérie, est un exploit pour la France qui représente désormais le troisième pays à avoir construit un lanceur viable après les Etats-Unis et l’URSS.

Lancement de la première fusée Ariane 

Après la fermeture du Ciess le 1er juillet 1967, les lancements effectués par le CNES sont transférés au Centre Spatial Guyanais (CSG) de Kourou, en Guyane. La base cumule grand nombre d’avantages comme le précise le CNES : “proximité de l’équateur où le gain de vitesse lié à la rotation terrestre est le plus fort, zone à l’écart des cyclones, large choix de direction de tir grâce à l’importante façade maritime”. La nuit de Noël 1979, la première fusée Ariane décolle de Kourou. Un triomphe célébré à l’échelle mondiale. Depuis, plus de 250 fusées de la famille Ariane (de 1 à 5) ont été lancées avec succès.

et mise en place du secteur industriel

En parallèle, d’autres pays européens (Royaume-Uni, Allemagne, Italie) commençaient également des activités dans ce domaine, sous l’impulsion d’agences spatiales nationales. Mais très rapidement, des alliances devaient se concrétiser entre firmes des divers pays et l’industrie spatiale est devenue européenne, surtout après la création de l’ancêtre de l’ESA en 1962, puis de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) en 1975. Aussi, les politiques spatiales de ces pays se sont rapidement mêlées intimement au sein d’une politique spatiale européenne, appelant à la création d’une industrie spatiale européenne sur la base d’un retour géographique, ce qui signifie qu’elle investit dans chaque État membre, sous forme de contrats attribués à son industrie pour la réalisation d’activités spatiales, un montant équivalant à peu près à la contribution de ce pays. (Source ESA et wikipedia).

Parmi les grands industriels du spatial, citons AIRBUS et Thales Alenia Space.

Thomas Pesquet raconte la conquête spatiale française

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